Centre interuniversitaire d'étude sur la République des Lettres

Université Laval
Mosaïque

À paraître le 22 mai 2015

22 avril 2015

 

Loin du monde et du bruit. Le discours de la retraite au XVIIe siècle 

Bernard Beugnot
Collections de la République des Lettres (Hermann), Série « Études »

L'imaginaire poétique et romanesque, la méditation des moralistes et des mémorialistes, la dévotion à laquelle convient les auteurs spirituels, gravures et tableaux, autant de lieux où se réfracte et se diffracte au XVIIe siècle un discours de la retraite. Loin pourtant de n'être qu'un lieu textuel et figuratif, il prend corps dans les existences autour de la figure emblématique d'un Guez de Balzac, « l'ermite de la Charente », autour des Solitaires de Port-Royal, de l'entrée solennelle de la maîtresse du roi, Françoise Laure de La Baume Le Blanc, duchesse de La Vallière, chez les Carmélites ou de l'abbaye de La Trappe, réformée par Armand-Jean Le Bouthillier de Rancé. 

Peu étudié et pourtant décisif, cet aspect de l'histoire sociale, de la pensée et de la sensibilité invite à ouvrir des perspectives sur tout ce siècle de « crise ». Nourri en effet d'une riche culture antique et chrétienne qu'il mobilise et actualise, le discours de la retraite apporte, dans la gamme étendue de ses registres, des réponses diversifiées aux évolutions et aux mutations sociales, politiques, mentales. 

Objet historique, il invite aussi notre temps à la réflexion puisqu'en ses avatars se raffine la conversation, s'affirment l'espace privé et la vie intérieure, s'affine et prend conscience d'elle-même la notion de littérature.

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L'Art de l'échange. Modèles, formes et pratiques de la sociabilité entre la France et la Grande-Bretagne au XVIIIe siècle

Thierry Belleguic et Kathryn Ready (dir.)
Collections de la République des Lettres (Hermann), Série « Symposiums »

Organisé par le Cercle interuniversitaire d’étude sur la République des Lettres (CIERL) de l’Université Laval sous la direction de Kathryn Ready et de Thierry Belleguic, le colloque « L’art de l’échange : modèles, formes et pratiques de la sociabilité entre la France et la Grande-Bretagne au XVIIIe siècle » s’est tenu au Musée de la civilisation à Québec du 22 au 24 septembre 2006. Ce colloque se proposait d’interroger la nature de la sociabilité franco-britannique au dix-huitième siècle, d’en comprendre l’évolution, d’en explorer les formes diverses, d’en identifier, le cas échéant, la spécificité. Qu’il s’agisse des discours explicitement tenus par les philosophes, les moralistes et les littérateurs sur la sociabilité (ou sur son contraire), qu’il s’agisse des formes que cette sociabilité a empruntées (publique, privée, intime, virtuelle, etc), des lieux qu’elle a investis (salons, cafés, académies, cercles, sociétés savantes, etc.), qu’il s’agisse encore des modalités de son organisation (mondaine, diplomatique, philosophique, touristique, etc.), ou des formes particulières qu’elle a pu revêtir à la faveur de telle ou telle expérience de voyageur, ce colloque bilingue a été pour les chercheur(e)s une occasion féconde de partager corpus, théories et perspectives. Les contributions réunies ici sont le fruit de ces échanges croisés entre historiens, philosophes et littéraires canadiens, britanniques et français.

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Lendemains de guerre civile. Réconciliations et restaurations en France sous Henri IV

Michel de Waele (dir.)
Collections de la République des Lettres (Hermann), Série « Symposiums »

Réconciliations et restaurations sont par nature étroitement liées aux lendemains d’une crise civile de longue durée. La sortie des troubles de religion, qui ont secoué la France durant la seconde moitié du XVIe siècle, ne fait pas exception à cette règle. Les collaborations nécessaires pour remettre un pays déchiré sur pied ne deviennent possibles que si ses habitants acceptent de revivre ensemble, malgré leur passé récent. Les contributions qui se retrouvent dans ce volume montrent à quel point Henri IV et son entourage avaient compris la nécessité de ce double mouvement. Les sujets du roi devaient laisser de côté les différends qu’ils avaient entretenus pendant des années envers certains de leurs concitoyens, ou envers la couronne, pour s’atteler à la difficile entreprise des restaurations politiques, économiques, religieuses et sociales. Le monarque et ses partisans devaient eux aussi passer outre une histoire immédiate tumultueuse pour replacer le royaume à la tête du concert des nations européennes. Cela ne se fit pas en reconstruisant la France sur des bases nouvelles, mais plutôt en restaurant la France d’antan, que les troubles avaient profondément altérée.

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